
Manque d’information, préjugés et stéréotypes du secteur bancaire, la plupart des Petites et Moyennes Entreprises burundaise soufrent de manque de capitaux pour réaliser leurs projets. Au moment où ces entreprises représentent 95 % du tissus entrepreneurial du pays, N-Consult East Africa travaille sans répit dans le coaching de ces dernières. Comment les entreprises bénéficiaires réagissent à ce coaching ?
L’économie Burundaise est jusqu’à présent moins dépendant au secteur secondaire. Selon le rapport de la Banque de la République du Burundi en 2024, ce secteur contribuait à la hauteur de 20% de PIB du pays. Face à cette situation, N-Consult East Africa livre une bataille de coaching de 30 Petites et Moyennes entreprises. Ce renforcement des capacités réalisé dans le cadre du projet UMWUGA AKAZI de l’organisation non gouvernementale Spark Burundi, avec le financement de l’Union Européenne, constitue un coup de pouce sans précèdent aux bénéficiaires. Dans le contexte actuel où la plupart des entrepreneurs n’ont pas les compétences en gestion des entreprise, ce travail de coaching devient très essentiel comme en témoignent les bénéficiaires de N-Consult East Africa, lors de l’atelier d’échange entre les entrepreneurs et les institutions financières tenu ce vendredi.
Crédit bancaire, compréhension commune
Le défi du capital freine la plupart des petites et moyennes entreprises. Néanmoins, la rencontre de ce vendredi entre 30 responsables d’entreprises et les institutions financières s’offre comme un début de changement. L’exposé de Bruce Ineza, le Directeur Général et Administratif Adjoint de Microfinance Wise, a mis en lumière les différents paquets de crédits accessibles aux petites et moyennes entreprises. Bruce a exhorté les entrepreneurs présents de se méfier des informations qui circulent selon lesquels les institutions financières ne considèrent que des garanties pour offrir des crédits. Selon ce cadre de Microfinance Wise, la garantie est l’un des critères mais pas le seul qui détermine l’accès au financement. Cet atelier a été un cadre propice pour les entrepreneurs participants d’apprendre et surtout d’augmenter leur confiance devant les institutions financières. Niyongere Viola, entrepreneuse et responsable de l’entreprise AKEZA MU BEZA indique que c’est la première fois de rencontrer les représentants des institutions financières pour échanger sur les modalités d’accéder au crédit afin d’augmenter son capital. Viola est désormais déterminée pour contracter un crédit pour mener à bien ses projets entrepreneuriaux. Même son de cloche chez Astère Uwimana de la société SAMASTA Makara qui indique que sa première rencontre avec les responsables des institutions financières lui permet de comprendre que même les banques et les microfinances ont besoins des entrepreneurs. Astère indique qu’il va désormais commencer à approcher les institutions financières car il estime qu’il était dans la marge des exigences sans le savoir. Lever toute forme de l’ignorance du secteur bancaire laquelle freine les entrepreneurs des petites et moyennes entreprises constitue l’objectif de la rencontre, précise Hypax Nzoyikunda Directeur Général Adjoint de N-Consult East Africa. Hypax ajoute que l’échange entre les responsables des petites et moyennes entreprises bénéficiaires du coaching de N-Consult EA et les représentants des institutions financières a facilité la compréhension commune du processus d’accéder au crédit.
Salvator Niyonizigiye