
De Gatumba à Rumonge, les rives du lac Tanganyika subissent de plein fouet les conséquences de la pollution plastique. Des déchets sont abandonnés un peu partout dans la nature, mettant ainsi en péril l’environnement et les écosystèmes aquatiques. La situation devient de plus en plus alarmante. Face à ce fléau, certaines organisations multiplient les initiatives pour inverser la tendance.
Ramassage des déchets, activités sportives collectives et autres initiatives : la sensibilisation à la bonne gestion des déchets plastiques se poursuit sans relâche. Derrière ces actions se trouvent deux organisations engagées : Conseil pour l’éducation et le développement (COPED), avec le soutien financier de l’ONG internationale LVIA, dans le cadre du projet ECOCIRC.
Ce vendredi 30 octobre 2026, la ville de Rumonge a vibré au rythme d’une vaste opération de collecte des déchets plastiques. Cette activité a mobilisé près de 4 000 élèves issus des différents établissements scolaires de la ville. Sous l’impulsion du COPED, les autorités administratives et les responsables des écoles se sont mobilisés pour protéger le lac Tanganyika contre la pollution causée par les déchets plastiques abandonnés dans la nature.
Dans les différents quartiers de la ville de Rumonge, les élèves ont ainsi collecté des centaines de kilogrammes de déchets plastiques. Mais au-delà de cette opération de ramassage, l’initiative porte un message essentiel de sensibilisation. Sylvestre Mugabarabona, chargé du projet ECOCIRC au sein du COPED, explique qu’après cette activité, les élèves participants sont appelés à devenir des relais de sensibilisation au sein de leurs familles respectives, en transmettant les bonnes pratiques en matière de gestion des déchets.
Il précise également que les déchets plastiques collectés, y compris ceux provenant des ménages, seront récupérés par des entreprises spécialisées dans leur transformation. Ces dernières pourront les valoriser en fabriquant différents objets et outils destinés à répondre aux besoins quotidiens des familles.
Dans le même ordre d’idées, Nadine Nyenikigongwe, chargée du département de l’éducation dans la zone de Rumonge, souligne que la protection du lac Tanganyika contre la menace des déchets plastiques constitue bien plus qu’une nécessité : c’est un impératif. Selon elle, ce lac occupe une place fondamentale dans la vie des populations riveraines. Il leur fournit de l’eau potable, abrite diverses espèces de poissons et constitue également un espace privilégié de loisirs, explique cette responsable scolaire zonale.
C’est pourquoi l’implication de la jeunesse scolaire dans les activités de sensibilisation à la bonne gestion des déchets plastiques revêt une importance particulière dans la zone de Rumonge.
Salvator Niyonizigiye